Lors du choix d’un prestataire d’hébergement, il est possible d’intégrer des critères environnementaux pour réduire l’impact numérique.
Par exemple, demander que l’hébergeur respecte le code de conduite européen des centres de données, qui recense les meilleures pratiques pour limiter la pollution numérique, notamment en choisissant des serveurs efficace sur le plan énergétique, étant donné qu’ils sont les principaux consommateurs d’électricité d’un data center, ou en optimisant le refroidissement du centre de données.
Il est également pertinent de voir si le centre de données qui hébergent les données a évalué son impact environnemental en se basant sur le Référentiel par Catégorie de Produit (RCP) “Centre de données et Services Cloud”. Cette démarche volontaire, développée par l’ADEME à partir de l’Analyse du Cycle de Vie (ACV), permet d’évaluer l’impact environnemental sur l’ensemble du cycle de vie de l’infrastructure et d’identifier quels sont les leviers d’écoconception du centre de données.
Enfin, vous pouvez demander deux indicateurs clés :
- PUE (Power Usage Effectiveness) : mesure l’efficacité énergétique du data center.
- WUE (Water Usage Effectiveness) : mesure l’efficacité de la consommation d’eau.
Plus ces valeurs sont basses, plus la gestion de l’énergie et de l’eau est performante.
À titre d’exemple, le PUE moyen en France est de 1,42 mais pour les nouvelles installations, l’objectif est de tendre vers 1,2.
2,6%
Les data centers consomment à eux seuls pas moins de 2,6% de l’électricité nationale (Sources : Etude ADEME-Arcep 2025) et jusqu’à 1,5% de l’électricité mondiale.
BON A SAVOIR
Certains gros data centers consomment en moyenne 3 800 000 L d’eau/jour, même en milieu aride. C’est l’équivalent de 790 baignoires pleines par heure.
⚠️ Bien sûr, cela ne constitue qu’un exemple et dépend fortement de la technologie employée.
On estime que la consommation énergétique des centres de données dans le monde pourrait doubler d’ici 2030 (Source : Agence Internationale de l’Energie).